Paroisse Saint-André, paroisse catholique de Reims
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Travaux du clocher et Histoire de l’église

De septembre 2011 à juillet 2012,
le clocher de notre église a été rénové.
Retour sur ces travaux !

Ci-dessous 3 articles de « l’Union »,
datés du 1er septembre 2011,
et signés d’Alain MOYAT.

  • "Restaurée en 1927"
  • "Un corset de 83 m de haut pour sauver Saint-André"
  • "Trois vitraux de l’atelier Simon-Marq"
    Les photos sont de Christian Lantenois.

Restaurée en 1927

À en croire Givelet, c’est en 1251 qu’on trouve la trace d’une première église dans ce faubourg, une église dépendante de la succursale de Saint-Symphorien. Même pas sûre qu’elle fut dédiée à saint André à l’époque, plutôt à saint Adrien. L’édifice modeste fut démoli vers 1358.

On retrouve la trace d’une église Saint-André en 1569, bâtie grâce à Charles de Lorraine. Insolite, on rapporte qu’en 1612 le corps de l’évêque de Liège, Albert, ayant été retrouvé hors la ville à Saint-Pierre-aux-Nonnes, y séjourna une journée avant d’être replacé dans l’église notre-Dame (la cathédrale.) Si la paroisse gagne doucement son indépendance, elle souffre durant la Révolution. En 1792, elle se voit enlever une de ses deux cloches qui sera fondue. Bien national, elle faillit être détruite. Heureusement les habitants (le conseil de fabrique) la rachetèrent pour l’ouvrir aux assemblées de section avant finalement d’être rendue au culte en 1796.
Un clocher plus haut que celui de la cathédrale
1844. L’historien Prosper Tarbé note que l’église Saint-André, fort modeste avec son clocher de 20 m, est dans un piteux état : « La sécurité publique demande sa chute définitive » (...). Le quartier prenant de l’ampleur (il était passé de 5 650 habitants à 7 830 habitants), la Ville décide de construire à ses frais un nouvel édifice (il ne faut pas oublier que nous sommes avant la séparation de l’Eglise et de l’État). La mission est confiée à l’architecte Narcisse Brunette.
Le dossier est adjugé le 22 janvier 1858 et les travaux s’échelonnent de 1859 à 1865 nous signale Olivier Rigaud, de la Ville. Il s’agit d’un édifice de style néoroman de 75 m de long sur 36 m de largeur avec des voûtes qui s’élèvent à 22 mètres et qui présente la particularité d’avoir un clocher plus haut que celui de la cathédrale. Il fait 84 m, celui de Notre-Dame ne mesure que 82,50 m à l’ange.
Des vitraux sont faits par des artistes rémois Wedling et Marquant. Contrairement à la plupart des édifices c’est la façade sud qui donne sur le parvis de l’église. Ayant fort souffert lors de la Première Guerre mondiale (le clocher n’a pas résisté), l’église a été reconstruite et les travaux (voûte, clocher, pierre, vitraux) se sont achevés en 1927. Enfin, le chœur de l’église fut restauré en 1965.
Alain MOYAT.


Un corset de 83 m de haut pour sauver Saint-André


Telle une tour du World Trade Center, l’échafaudage qui protège le clocher de l’église Saint-André pointe à plus de 83 m de haut. Jusqu’en mai 2012 il va servir aux spécialistes à sauver l’édifice.

IMPRESSIONNANT et élégant comme un gratte-ciel de New York ou d’Abou-Dabi, l’échafaudage qui pointe à 83 m de hauteur en enserrant le clocher de l’église Saint-André ne passe pas inaperçu en ville. Il va y rester jusqu’en juin 2012 au moins. Le temps pour les hommes de l’art de sauver l’édifice édifié en 1865 et reconstruit partiellement en 1927 après avoir subi les affres de la Première Guerre mondiale.
« Compte tenu du danger que pouvaient représenter les chutes de plus en plus fréquentes de pierres devant la façade principale de l’édifice et les nombreuses infiltrations d’eau sous les ardoises après chaque pluie, sur l’insistance de M. Gastebois architecte des Monuments de France, la Ville a décidé d’engager une première phase de travaux sur l’église Saint-André. Pour un montant de 950 000 €. » Adjoint au tourisme, Jacques Cohen qui vient d’hériter du dossier ne cache pas son embarras. « Le dossier a pris du retard depuis 2002, les coûts ont donc augmenté et le devis estimatif pour refaire l’église avoisine aujourd’hui les 4 M€. Il est bien évident qu’il nous faudra du temps pour terminer les travaux car nous avons déjà pris sur notre enveloppe 2012 pour engager cette première tranche. » L’église n’étant pas classée, les contraintes de rénovation sont moins pesantes sans doute. Revers de la médaille, ce sera plus dur pour obtenir des subventions.


410 marches

Dans les pas de Jérémy Lahaye, de la direction des études et travaux de la Ville qui assure la maîtrise d’ouvrage (1), nous grimpons une petite moitié des 410 marches que compte l’échafaudage. « Il a fallu trois mois pour monter l’échafaudage de 150 tonnes dans les règles de l’art. Il est posé au sol mais il est aussi ancré dans les façades, s’appuie sur la toiture et la couverture. Du très beau travail. »
« Nous en avons fait un presque aussi haut pour l’église Notre-Dame d’Épernay », explique M. Fabris de la société Antoine, « mais là, la spécificité c’est qu’il y a 40 m pour aller de la façade aux chenaux et autant de hauteur de clocher, soit 84 mètres. Plus haut que celui de la cathédrale. »
La vue est impressionnante. Le chevet de la cathédrale qui paraît penché a une allure peu commune.

Les compagnons de l’entreprise Noël soignent les pierres. « Après la guerre 14, ils ont remis des joints en ciment. Comme celui-ci n’est pas étanche, l’eau s’infiltre et reste derrière la pierre en occasionnant des dégâts. On enlève ce joint ciment par un microgommage à base de poussière de marbre et on refait les joints à la chaux. Il faut aussi reprendre au burin la surface des pierres qui se délite avant de ragréer. »
« Il est prévu de changer 20 m3 de pierre », explique Jérémy Lahaye. « Ça ne sera pas de la pierre de Courville car la carrière est fermée, mais de Savonnière, un peu plus dur et qui lui ressemble. » Trois panneaux de bois remplacent autant de vitraux au-dessus de la rosace. L’atelier Simon-Marcq les remplacera par une composition personnelle sur le thème de la Trinité (lire par ailleurs). Coup d’œil sur les cloches de l’église surmontées d’une impressionnante bâche plastique pour récupérer l’eau. « Côté charpente », poursuit M. Lahaye, « elle est en assez bon état avec seulement quelques éléments à reprendre détériorés par la pluie. » Pour la couverture, c’est M. Gourdon, de Lavannes qui s’en charge. « Nous avons 700 m2 d’ardoises « manoir » d’Angers de couleur bleutée à remettre soit 28 000 ardoises. Le coq qui fait 1,80 m d’envergure du bec à la queue sera reposé et peut-être doré. »
Alain MOYAT
(1) C’est Mme Gecele-Pasquier, architecte du patrimoine qui assure la maîtrise d’œuvre.


Trois vitraux de l’atelier Simon-Marq

Née à Reims dès 1640 la lignée des maîtres verriers Simon Marq a signé en la personne de Jacques Simon de nombreux vitraux lors de la reconstruction de l’église Saint-André qui dura jusqu’en 1927.
Sa fille Brigitte y a aussi réalisé en 1959 un vitrail dans le transept côté nord intitulé « L’arbre de Jessé » et un autre dans le transept côté sud représentant « la Sainte Famille ».
Eh bien pour cette restauration 2011/2012, l’atelier Simon-Marq a une nouvelle fois été sollicité pour créer trois nouveaux vitraux sous la rosace de Jacques Simon.
C’est Alain Buisson qui en liaison avec l’architecte du patrimoine Mme Cecelle-Pasquier les réalise sous la forme de figures géométriques colorées là, sur la façade sud où le soleil arrive, sur un thème qui pourrait rappeler les lumières de Trinité, avec des dominantes bleues, rouges et jaunes orangés avec des bordures allant du vert au blanc. Nous en reparlerons.

A.M

Retrouvez toutes les photos de l’article de l’Union ici

et ici toutes photos des travaux depuis le mois de septembre jusqu’à la bénédiction du coq en avril 2012 !

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